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Il serait aisé de se contenter de cette citation de l’un des « Highwaymen » pour décrire son ami Johnny Cash. Mais voilà qui d’autre que Johnny Cash pouvait parler aussi bien de Johnny Cash ? Seule la sincérité d’un homme ayant grandi dans les champs de cotons de l’Arkansas d’après la Grande Dépression pouvait arriver à un tel résultat. Lorsqu’il entame l’écriture de ses mémoires dans le milieu des années 90, Cash avoue connaître une seconde jeunesse ; il est en pleine renaissance artistique, et qui plus est ses disques American recordings se vendent très bien. C’est donc un homme d’âge mûr, à l’écriture décomplexée, qui se livre sans détours sur une vie pour le moins mouvementée. L’autobiographie est toujours un exercice à risques, on connaît certes bien sa propre vie, mais il demeure toujours des taches sombres sur lesquelles on ne s’éternise pas. On dose soit même la répartition que l’on veut accorder aux étapes de son existence. Il faut reconnaître que Johnny est « cash », rien ne semble oublié ou volontairement effacé. L’auteur de Walk the Line est un gars du Vieux Sud, il va à l’essentiel. Que ce soit pour décrire son enfance, ses années passées comme soldat en poste en Allemagne ou sa première signature dans les années 50 chez Sun Records, il y a toujours chez lui cette volonté de ne rien omettre. Sa rencontre avec sa deuxième épouse June Carter fut évidemment marquante, sachant qu’il mis près de 10 ans à la conquérir. L’histoire ne s’arrête pas C’est un livre sincère, brut, qui ravira le fan comme le profane. C’est un livre que l’on lit, sans forcément s’écouter de musique, la lecture des mots vous évoquera de toute évidence les chansons du « man in black » Jean-Pierre Degoulet Johnny Cash, avec la participation de Patrick Carr, Cash, l’autobiographie (Le Castor Astral, 2005)
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