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L'Heure Bleue
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Si l’heure bleue est, entre autres, un théâtre à découvrir à La-Chaux-de-fonds en Suisse et une ballade mélancolique interprétée par Jean-Louis Aubert, c’est aussi un classique de Guerlain : créé en 1912 par Jacques, petit-fils du fondateur de la maison, ce parfum évoque l’heure suspendue à laquelle le soleil est couché tandis que la nuit n’est pas complètement tombée.

L’heure bleue était le parfum de la maman de Mary, 14 ans, décédée trois ans auparavant et aujourd’hui menacée d’oubli. Alors que le cocon s’était resserré autour de son père et de sa petite sœur Tania après le choc de la disparition de la mère, voilà qu’Anne-Sophie vient éventer un parfum inconnu, son parfum, dans leur maison. Le flacon de l’heure bleue quant à lui, pourtant pieusement conservé par Mary, perd de toute évidence de sa senteur au fil du temps qui passe.

Mary ne comprend pas comment son père peut aimer une autre femme. Elle ne comprend pas le souhait de sa mère qui voulait qu’il refasse sa vie. Elle ne comprend pas le bruit de la vie qui continue quand le silence pèse sur sa mère.

L’heure bleue désigne donc aussi ce moment cruel de la vie où, malgré le temps qui passe, le deuil continue et fixe à ceux qui restent un nouveau défi : trouver une place entre le souvenir des chers disparus et l’avenir qui s’offre à la vie. Une place, en somme, entre le jour et la nuit.

L’heure bleue est un joli petit roman simplement émouvant de Nathalie Kuperman.

Ariane Theis

Nathalie Kuperman, L’heure bleue (L'Ecole des Loisirs - Medium -, septembre 2007)



Mots-clés : jeunesse |
15-11-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 2917 fois | Public
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